mercredi 25 novembre 2009

Aujourd'hui, je suis très Krisste....


Huit heures ce matin, je pousse la porte de mon bureau. J'ouvre la fenêtre et l'air frais, presque froid, penètre dans la pièce, je reste à le respirer profondément en fermant les yeux. L'ordinateur à côté de moi mouline et restaure les différents paramètres pour une nouvelle journée de travail. Enfin, l'image se stabilise et apparait en fond d'écran Kriss (alias Corinne Gorse), agenouillée dans le désert, un sourire accroché aux lèvres. Je la regarde.

Je referme la fenêtre, l'air que je trouvais si frais et agréable devient vraiment froid et déplaisant, la lumière de la lampe qui d'habitude est tamisée et discrète devient blafarde et blême. Aujourd'hui, mercredi 25 novembre 2009, n'est pas un jour comme les autres, aujourd'hui à 11h30 dans la petite commune de Prunay en Yvelines (78), on enterre Corinne Gorse, Kriss Grafitti, La Kriss, notre Kriss.

Repose en paix, nous ici, on ne t'oublie pas.

vendredi 20 novembre 2009

Hommage à Kriss



Il y a des moment comme celui-là où l'on s'aperçoit que la peine que l'on porte là, tout au fond de son cœur, est partagée par d'autres, pleins d'autres. Des gens qui comme vous on partagé la liberté, la sensibilité et l'esprit novateur d'une grande sœur, d'une amie, presque d'une confidente. Kriss était tout cela à la fois. Nous avons grandi, vieilli et surement muri avec elle, peut être un peu grâce à elle qui savait si bien parler pour les autres. Au revoir donc grand' sœur, nous n'oublierons pas ton portrait sensible à présent que tu peux déguster ton crumble en roue libre, libérée de toutes tes douleurs.

lundi 14 septembre 2009

Une autre vie


Nous avons à présent une autre vie à réinventer et une autre à oublier. A présent qu'elles sont parties toutes les deux nous n'avions pas d'autre choix que ré-imaginer la maison et notre vie autrement.
J'ai touché aux fondamentaux qui constituaient notre quotidien, des objets qui ont marqués les 26 dernières années que nous avons passées ensemble avec ma femmes et mes filles :
un de nos canapés en cuir de buffle blanc, premier achat que nous avons fait alors que nous n'étions pas encore mariés
le lit jumeaux des filles qui avait marqué un passage important dans leurs vies : elles devenaient grandes!
La niche du chien, en fait je devrais dire la niche tout court car aucun de nos chiens ni a élu domicile, mais elle a trôné dans le jardin durant vingt ans
Cela nous a pris environ deux semaines, un peu chaque soir, pour effacer les traces d'une vie qui nous servaient de repaires rassurants, ils nous permettaient de tenir le coup lors des passages difficiles de ces dernières années. J'ai le sentiment d'avoir déménagé sans changer de maison, il fallait faire quelque chose de fort, aussi fort que de voir les filles partir, ce qui est normal et rassurant pour elles et je n'aurais pas supporter de passer plus longtemps devant cette chambre vide attendant un retour hypothétique, un peu comme des parents qui font d'une chambre un mausolée à la mémoire d'un enfant qui ne reviendra jamais.
Mes filles ne me manque pas tant que je sais qu'elles ne manquent matériellement de rien car pour l'attention et l'amour que je leurs porte la distance n'y changera jamais rien.

lundi 17 août 2009

Lette à Hugo II : le nectar de ce que fut votre relation


Salut Hugo,

Je reviens de cette ville que tu aimes tant du sud ouest de la France et que je viens de découvrir ; une ville qui veut se donner des airs de capitale par son architecture alors que la nonchalance de ses habitants efface tous les efforts qu’elle peut déployer afin de le laisser croire.

J’en ai profité pour aller voir cette fille incroyable dont tu m’avais parlé et pour laquelle je n’avais que curiosité et impatience. Curiosité de rencontrer au moins une personne qui trouvait grâce à tes yeux et impatience d’entrevoir à quoi pouvait ressembler ce petit bout de femme qui avait tant impressionné cet ours renfermé et hermétique à toute sensiblerie qui me sert d’ami et de confident.

Je dois dire que la description que tu m’avais donnée était en deçà de la vérité : cette femme porte en elle une beauté intérieure fascinante, un regard à la fois profond et désespéré, une sorte de sensation troublante qui fait croire à la fois qu’elle possède une force intérieure immense et un désespoir apprivoisé. Il faut dire que la simple évocation de ton nom ainsi que des liens étroits qui nous lient ont grandement facilité la prise de contact et très vite j’ai pu me faire une idée sur cette vie si particulière qui est la sienne.

Je pense tout à fait honnêtement que peu de personnes auraient la force de vivre ce qu’elle vit : elle ne lâche rien, ne fait aucune concession sur ses choix et, comme toutes les personnes fortes, attirent auprès d’elle une ribambelle d’êtres à l’affectif boiteux, au choix indécis, des amputés du cœur que d’autre montre du nez, elle, elle les accueillent et les comprend et même si elle en souffre, elle continue à surnager dans cet océan de malentendus où chacun semble occuper la place de l’autre en déployant des trésors d’ingéniosité pour oublier ce qu’il est réellement. Entre un ami qui l’aime comme une amie et une amie qui voudrait l’aimer comme un ami, tout parait autour d’elle être à l’envers.

Dans ce joyeux bric à brac affectif, pas facile de si retrouver je te l’accorde, connaissant ton goût pour la difficulté et les situations pas trop académiques, je comprends que tu es craqué pour cette féminine à la tendresse infinie qui a su faire bouillir ton sang de vieux loup solitaire et gageons qu’elle est une faim de louve pour apaiser ta faim de loup.

Tu restes d’ailleurs une pièce à part dans ce puzzle sentimental et amoureux, une parenthèse que vous avez apparemment sagement refermé afin que ne subsiste qu’un mélange de tendresse, de respect et de confiance qui donne envie ; le nectar de ce que fut votre relation.

Salut Hugo,
Je reviens de cette ville que tu aimes tant du sud ouest de la France et que je viens de découvrir ; une ville qui veut se donner des airs de capitale par son architecture alors que la nonchalance de ses habitants efface tous les efforts qu’elle peut déployer afin de le laisser croire.
J’en ai profité pour aller voir cette fille incroyable dont tu m’avais parlé et pour laquelle je n’avais que curiosité et impatience. Curiosité de rencontrer au moins une personne qui trouvait grâce à tes yeux et impatience d’entrevoir à quoi pouvait ressembler ce petit bout de femme qui avait tant impressionné cet ours renfermé et hermétique à toute sensiblerie qui me sert d’ami et de confident.
Je dois dire que la description que tu m’avais donnée était en deçà de la vérité : cette femme porte en elle une beauté intérieure fascinante, un regard à la fois profond et désespéré, une sorte de sensation troublante qui fait croire à la fois qu’elle possède une force intérieure immense et un désespoir apprivoisé. Il faut dire que la simple évocation de ton nom ainsi que des liens étroits qui nous lient ont grandement facilité la prise de contact et très vite j’ai pu me faire une idée sur cette vie si particulière qui est la sienne.
Je pense tout à fait honnêtement que peu de personnes auraient la force de vivre ce qu’elle vit : elle ne lâche rien, ne fait aucune concession sur ses choix et, comme toutes les personnes fortes, attirent auprès d’elle une ribambelle d’êtres à l’affectif boiteux, au choix indécis, des amputés du cœur que d’autre montre du nez, elle, elle les accueillent et les comprend et même si elle en souffre, elle continue à surnager dans cet océan de malentendus où chacun semble occuper la place de l’autre en déployant des trésors d’ingéniosité pour oublier ce qu’il est réellement. Entre un ami qui l’aime comme une amie et une amie qui voudrait l’aimer comme un ami, tout parait autour d’elle être à l’envers.
Dans ce joyeux bric à brac affectif, pas facile de si retrouver je te l’accorde, connaissant ton goût pour la difficulté et les situations pas trop académiques, je comprends que tu es craqué pour cette féminine à la tendresse infinie qui a su faire bouillir ton sang de vieux loup solitaire et gageons qu’elle est une faim de louve pour apaiser ta faim de loup.
Tu restes d’ailleurs une pièce à part dans ce puzzle sentimental et amoureux, une parenthèse que vous avez apparemment sagement refermé afin que ne subsiste qu’un mélange de tendresse, de respect et de confiance qui donne envie ; le nectar de ce que fut votre relation.

mercredi 15 juillet 2009

Vengeance ou justice?


La dérive à laquelle nous assistons actuellement me semble dangereuse. L'influence du pouvoir politique dans les décisions du pouvoir judiciaire me paraît nuisible à la justice elle-même et, à plus ou moins grande échéance, à la structure même de notre démocratie.
Qu'une victime directement touchée soit dans l'émotion incontrôlable ait un comportement extrême cela peut se comprendre: la victime demande vengeance, son avocat doit réclamer justice.
Le fait de voir des décisions de justice contestées par l'opinion publique n'est pas choquant; chacun peut exprimer son approbation ou sa désapprobation selon sa sensibilité; qu'un membre du pouvoir exécutif fasse pression sur le pouvoir judiciaire l'ai beaucoup plus. Comment accepter de voir une décision rendue dans le solennelle discernement de cette institution indépendante remise en question par le pouvoir politique sans en imaginer la lente et dangereuse évolution vers un état totalitaire et répressif?
Si l'on ajoute à cela la suppression du juge d'instruction ainsi que l'accumulation de nouvelles lois liberticides, il paraît légitime d'être inquiet et de le dire tant que l'on peut encore…

mercredi 8 juillet 2009

Mickaël Jackson Circus


Mardi soir, nous avons eu droit à une soirée ‘Spécial Flying Bambi’, en fait une gigantesque mascarade mondiale où même les meilleurs ont été obligés de s’y coller ! Effectivement, sur quasiment toutes les chaines, l’hommage à Michaël Jackson était unanime. On peut légitimement se poser la question de la sincérité de cet événement, de savoir à qui cela pouvait réellement profiter se déferlement de bons sentiments dégoulinants d’émotion de circonstance. Une seule personne était absente : Diana Ross. Une amie d’enfance de la star décédée et qui a préféré ne pas donner en spectacle sa réelle émotion, une émotion qui n’a rien à voir avec cette apologie de mauvais goût et de faux sentiments enrobés dans un show musico-macabre.

Il y a à peine un mois, personne n’aurait parié un copeck sur cet artiste. On a semble-t-il oublié très vite que cette star sur le retour avait son aura entachée par des présomptions de pédophilie et que ceux même qui pleuraient comme des veaux la considéraient alors comme infréquentable. Mais la mort change tout y compris les valeurs morales et les capacités mnésiques de ceux qui peuvent se faire un maximum d’argent autour de la fin pitoyable d’une star déchue.

On peut également se demander ce que la planète VIP/Showbiz fera lors du décès de dinosaures tels que Paul Mc Cartney, Mick Jagger, Eric Clapton ou encore David Bowie qui sont des réelles légendes musicales vivantes et qui ont influencés directement celui même qui vient de partir.

samedi 4 juillet 2009

L'anniversaire

C’est avec beaucoup d’émotion que je te souhaite un joyeux anniversaire pas comme les autres puisqu’il s’agit de t’accompagner pour ton quart de siècle ! Quoi te dire que tu ne saches déjà ?

Lorsque nous avons été voir Alice Russell, j’ai découvert une nièce que je ne soupçonnais pas à la fois forte et sensible, honnête et exigeante avec elle-même, consciente de ses points forts comme faibles, éloignée de toute médiocrité, ni jalouse, ni envieuse.

Tu vois, j’ai plaisir à te voir te rapprocher de ta cousine qui est fière de la confiance que tu lui témoignes, ou la collaboration avec ton frère pour le site de ton travail, vous le savez, je vous aime profondément tous les deux, pas comme mes enfants bien sur, mes vous m’êtes aussi précieux et je reconnais en vous toutes les valeurs communes entre ta mère et moi, véritables valeurs morales essentielles et nécessaires pour faire de vous des personnes uniques, debout et libres.

Tu es une personne à la sensibilité rare, je dis bien sensibilité pas sensiblerie, je peux te parler de la vidéo de David Bowie au Live Aid interprétant "Heroes" lorsqu'il prend la main de la saxophoniste Clair Hearts avec une spontanéité et une tendresse magnifique, tu partageras cette émotion sans un mot avec l'élégance et la finesse qui sont tiennes.

L’épreuve que je viens de traverser marque, je le sais, un tournant dans mon existence, un peu comme dans un marathon où le tintement de la cloche marque le dernier tour de piste. Je n’ai pas peur et je ne me plaints pas non plus, la vie m’a épargné dans l’ensemble et j’espère seulement pouvoir terminer ce que j’ai entrepris, c'est-à-dire accompagner mes filles jusqu’à la porte de leur vie, espérant que je pourrais leur lâcher la main par ma propre volonté, le devoir accompli.

Je n’aurais qu’un seul regret en fait, et il vous concerne toi et ton frère : je n’aurais pas le plaisir de vous voir vous épanouir, devenir ces gens tellement bien que j’aurais été fiers de côtoyer.

Mes convictions philosophiques et spirituelles ne me font pas craindre la fin de cette vie, j’aurais aimé simplement avoir un peu plus de temps pour vous voir ouvrir vos ailes.

Je t’embrasse très fort et encore un joyeux anniversaire.

dimanche 14 juin 2009

Handicap


Depuis des décennies que nous nous acharnions à détruire tous les fourrés, les talus, nous venons de nous apercevoir que ceux-ci étaient important pour l’équilibre de l’environnement, en fait nous venons tout simplement de comprendre que tout est lié, rien ne peu se faire sans qu’il ai un retentissement sur l’ensemble de ce qui nous entoure.

Les babas cool des années soixante dix sont partis dans le Larzac pour y faire pousser des chèvres comme on avait plaisir à la dire, les prenant au mieux pour de doux rêveurs, au pire, pour des empêcheurs de consommer en rond.

Il y a eu, vers la même époque, la première émission sur ce que l’on n’appelait pas encore l’écologie et qui nous apprenait un mot que beaucoup ne connaissait pas : la pollution. A cette époque, cela consistait à prendre conscience que vidanger sa voiture en pleine forêt ce n’est pas bien et lorsque l’on se promenait dans la rue, il n’était pas bien de jeter ses papiers par terre. Durant ce temps là, on faisait exploser des bombes H en plein désert sans se préoccuper des conséquences, on déversait des tonnes de produits toxiques dans les rivières et les océans sans se poser plus de question ; tout allait bien puisque c’était pour le progrès, tout le monde avait un bon travail et pour longtemps, l’idée même que l’on allait léguer la plus grande catastrophe planétaire à nos enfants ne nous effleurait même pas.

Et puis quelques pétroliers éventrés, une centrale nucléaire et son environnement anéantit plus tard, on a découvert l’écologie. On ne pouvait pas faire n’importe quoi n’importe comment n’importe où. On a commencé à penser qu’il serait bon de ne pas continuer à faire tout cela car, pour le coup, il s’agissait bien de l’ensemble de l’humanité qui était concernée. Tant qu’il s’agissait de voir mourir les trois quart des hommes de faim, de maladie, de guerre, cela ne gênait personne, mais là on s’est aperçu que la branche que l’on sciait était la même pour tout le monde. Nous ne sommes pas devenus charitables d’un seul coup non, là encore la réaction est parfaitement égoïste.

Force est de constater que les talus, les fourrés, les arbres plantés stupidement plantés au plein milieu d’un champ n’étaient pas inutiles, on les trouvait pas beaux, mais ils participaient à l’équilibre de notre organisation planétaire, le plus petit était utile au plus grand.

Et bien c’est la même chose pour ceux d’entres nous qui sont handicapés, lorsqu’ils sont là et que l’on ne peut pas faire autrement, on s’en occupe le mieux possible, on essaie de tout faire pour qu’ils puissent mieux vivre, minorer les conséquences de leur handicap, on se donne bonne conscience en utilisant la bonne volonté des meilleurs d’entre nous, mais au fond lorsqu’il s’agit de porter un regard sur eux, cela nous gêne, on hésite entre la pitié et la lâcheté, quel beau dilemme.

Alors germe dans l’esprit bien né de grand humaniste la possibilité de pouvoir éradiquer le problème à la source, comme on a fait pour le maïs, on va bricoler les gênes afin qu’il naisse de moins en moins de personne handicapée, n’es ce pas charitable de penser ainsi à son prochain avec tant de vertu ? Est-on sur au moins des véritables motivations qui anime ceux qui envisage cela ?

Ne serais-ce pas les mêmes qui éliminaient les talus et les fossés ? La vue des personnes handicapées nous dérange-t-elle à ce point ? Il faut croire que oui. Et pourtant, après avoir écouté des handicapés visuels parler de leurs vies, de leurs joies, de la blessure que provoque l’attitude des autres, de nous, nous qui avons tout, nous qui ne savons que leur donner au mieux notre pitié, au pire notre argent comme pour nous dédouaner, payer un impôt sur le bonheur d’être en bonne santé, après les avoir écoutés parler avec des mots simples de leurs souffrances, du long chemin que représente le fait d’accepter son handicap, je me suis demandé qui étaient réellement les personnes handicapées ? Ceux qui avancent dans la nuit perpétuelles, dans un fauteuil, avec des cannes pour rester debout ou nous, nous tous, les handicapés de l’humilité, de la charité. Bien sur qu’ils sont clairvoyant, debout et bien droit et ils sont là pour nous montrer tout notre égoïsme, notre orgueil ; lorsque nous les ignorons, ces nous que nous ignorons, c’est nous que nous laissons seuls, vides de toutes valeurs humaines.

Soyons assez intelligents pour nous souvenir de ce proverbe arabe qui disait :

« lorsque l’on garde quelque chose à soi, on le perd pour toujours et lorsque l’on donne quelque chose, on le conserve toute la vie »

lundi 8 juin 2009

La télé, c'est quoi?



Le film « Home » à participer à la ruée des électeurs sur les voix de Daniel Cohn-Bendit, le scoop !..., zut, j’avais oublié que la télévision pouvait être un formidable outil pédagogique avant que les différents marchands décident d’en faire cet écran trop plein de ce vide désespérant. Je ne sais plus quel pionnier de l’audiovisuel, arrivant à la fin de sa vie, avait confié à un jeune journaliste venu l’interweaver :

« vous voyez jeune homme, j’ai toujours regretté que l’on ai pas eu le courage de faire de la télévision ce qu’elle aurait toujours du être : une fantastique machine à apprendre ».

Eh oui, ça peut être cela aussi la télé, une machine à appendre qui n’aliène pas ceux qui la regarde. On redécouvre, petit à petit, que l’on peut faire autrement que ce que l’on nous dit de faire. Le pouvoir à voulu supprimer la publicité sur les chaines publiques et ce fut tout de suite une levée de bouclier ; on allait asphyxier le service public en lui retirant la manne publicitaire, et peut être cela arrivera malheureusement.

En attendant, les gens ont découvert que la télévision pouvait être supportable lorsqu’elle n’était pas parasitée par la publicité. Mince !, ce n’est pas ce que l’on voulait faire ! Il faut vite faire quelque chose pour ne pas qu’ils s’habituent à être trop libre.

Sauf que…, alors qu’on laisse l’esprit un peu tranquille, on réfléchit, on se dit que s’il on reprend tout à zéro, si on repense tout, on s’aperçoit que tout plein de choses peuvent, elles aussi, être bien mieux.

Bon, qui a eu la splendide idée de supprimer la pub ?

On le vire celui-là !

Effectivement il y a danger que l’on s’habitue à être un peu plus autonome, à redevenir critique, déjà qu’avec la crise on avait appris que certains produits achetés chez les discounters étaient aussi bons que ceux que l’on achetait dans les grandes enseignes bien connues et rassurantes, alors si on commence à penser que l’on pourrait imaginer la vie sans la voiture tout le temps, les courses plus conviviales en mutualisant les besoins de tous pour l’intérêt de chacun, les bergers de la publicité vont devoir se recycler car les moutons vont se garder seuls.

Dommage messieurs, mais on n’est pas obligés de faire tout ce qu’on nous dit à la télé.

Qu’es ce qu’ils vont faire sans nous ? Pas de soucis, ils ont été assez longtemps à l’école pour trouver le moyen de recréer un besoin que nous ignorons encore à moins que l’on y pense avant eux, un peu comme des autodidactes.


dimanche 7 juin 2009

Dany l'Européen




Ceux qui voudraient limiter DCB à la seule icône de mai 68 se trompent lourdement. Voilà un homme qui a su faire l'inventaire sincère et sérieux d'une petite partie de sa vie qui a eu une grand retentissement social, sinon politique. Alors qu'il semble y avoir une réelle prise de conscience générale de l'importance "vitale" de prendre au sérieux tout ce qui se dit depuis fort longtemps à présent, DCB n'est pas un opportuniste qui surferait sur la vague écolo nouvelle génération. Ce fut et c'est toujours un homme de conviction, un directif, un affectif rompu à l'art de la négociation en coulisse, sachant se faire critique et redoutable lorsque la cause le touche réellement. Profitant de son capital sympathie incontestable, il a su rassembler des courants souvent éloignés, quoique proches idéologiquement. Les stratèges de l'Elysée ne s'y sont d'ailleurs pas trompés en ne l'attaquant pas de front, sachant que tout ce qui pouvait affaiblir le MoDem de M. Bayrou était à ménager. Il serait toujours temps d'utiliser n'importe quel moyen, tordu ou non, pour remettre à sa place celui qui invectiva le président Sarkozy au Parlement européen. Voilà éventuellement ce qu'on pourrait lui reprocher, en attaquant frontalement le représentant du MoDem, il allait à coup sûr altérer l'image de celui-ci. Au Faubourg Saint-Honoré on en espérait pas temps ! Mais attention, DCB n'est pas homme à se laisser manipuler encore moins à céder aux sirènes élyséennes et ceux qui s'y risqueraient ne feraient pas un bon calcul. Resterait une campagne touchant à son image mais là aussi le succès est loin d'être garanti, d'autant plus qu'il n'est pas homme à laisser les attaques sans réponses. Peut être alors peut-on croire ce soir qu'il existe un commencement d'organisation d'opposition au pouvoir du président qui, faute de trouver adversaire à sa mesure, semble s'étioler petit à petit.
A suivre...

vendredi 5 juin 2009

Les souvenirs de la vie


La vie est passée trop vite.
Je suis effrayé par le temps qui passe.
Lorsque je repense à un passé qui me semble proche, j'ai la désagréable impression d'avoir été spolié d'une partie de ma vie, comme si on avait accéléré à mon insu la course du temps. Les souvenirs qui se rattachent à l'enfance de mes filles sont intacts car j'ai encore bien présent à l'esprit le ressenti des différentes situations que nous avons vécu.
Es-ce le fait d'être toujours dans les mêmes endroits qui fait que les souvenirs sont constamment réactivés?
Entendre les filles confirmer mes souvenirs colorés par leurs visions ne fait qu'accroître cette impression de proximité. J'ai un âge que je n'aurais jamais pensé pouvoir attendre et les calculs des années passées me donnent le vertige, ce sentiment de paradoxe entre la fraîcheur de mes souvenirs et le temps qui les séparent du présent ne font qu'amplifier ce sentiment.
Je reste pourtant incorrigiblement optimiste et je ne cesse de me répéter cette phrase que j'affectionne:
LE PLUS BEAU JOUR DE MA VIE, C'EST DEMAIN

samedi 30 mai 2009

Lettre d'Amour



Mon amour,

Je n’ai jamais eu autant de mal à commencer une lettre, moi qui d’habitude écris comme je respire, respire comme je vis, vis comme je t’aime : avec passion, sincérité et sans limite.

Tout ce bouscule dans ma tête, tant de chose à dire, à faire ressentir et, par le papier, la magie nécessite tu talent pour faire vibrer les cavités mystérieuses de l’émotion, pour peu que l’on veuille qu’elle soit réelle et sincère.

Il y a pourtant des mots liés à des moments forts, des regards intenses et surtout, il y a tout ce qui ne se dit pas, ce qui se ressent. Tout est mêlé : ton regard, le satin de ta peau, ton parfum mélangé à ton odeur de femme, le toucher de ton corps arrondit, turgescent, galbé, chaud, humide, mais jamais froid. Tous ces éléments qui constituent la fusion qui transforme nos deux corps en une seule entité, citadelle imprenable voguant sur la mer d’un amour fou où le vent de la passion pousse ce vaisseau ardent dans les tumultes d’un plaisir déchirant où tes yeux écarquillés semblent chercher le point culminant, et tout se termine par le goût salé de ma jouissance dans ta bouche, comme une délivrance commune , à la fois petite mort et naissance d’un grand bonheur.

Je considère tout ce qui vient de toi comme un présent unique, un diamant brut que je dois tailler pour le faire briller de mille éclats, couleurs invisibles à l’œil qui aveugle l’esprit par l’intensité de notre amour.

L’esprit est là. Quoique l’on fasse l’émotion est intact, elle nous place au-dessus de tout ce qui ennuie, fragilise, perturbe ou pollue. C’est une dimension rare et exclusive réservée uniquement à ceux qui s’aiment d’abord, d’un grand amour véritable, l’amour physique n’étant là que pour le sublimer et lui donner ce si beau relief, instant sacré de nos deux vies ; et nos esprits étaient liés depuis longtemps, ils l’étaient bien avant que nos corps ne s’unissent.

Tout ces mots me viennent sans que je les cherche, ils ne me torturent pas pour sortir et j’ai plaisir à les relire (c’est rare !). J’ai conscience de l’importance, de la rareté et du privilège que constituent les moments que nous avons vécus, que nous vivons et qui nous reste à vivre. Et même si le terme te parait proche, celui lui donne que plus de prix.

Deux jours. Deux jours, c’est le maximum que je peux tenir sans entendre ta voix, au moins.

Lorsque le temps semble trop long, lorsque ton corps est trop loin, lorsque tes yeux ne croisent plus les miens, je repense à cette nuit forestière où le temps s’est arrêté, incapable de continuer à chercher à égrener ses secondes, et qui s’était respectueusement agenouillé aux seuils de nos vies, admirateur pour tant d’amour donné et reçu. La mort elle-même s’est trouvée intruse, invitée indésirable et s’en est allé, un moment, dépitée.

Mon Dieu, que ton sourire, que ton regard me manque, mon Dieu, que tu m’es indispensable !

jeudi 28 mai 2009

Acteurs ou victimes?


Là où l'union fait place à fusion, lorsque les l'alchimie d'un couple dépasse toutes les considérations scientifiques pour évoluer dans une sphère unique où les mots sont exempts , le temps même peine à garder sa place.
Cela doit être pour cela que l'on a inventer la poésie un moyen comme un autre d'essayer de donner un dimension convenue à quelque chose qui ne l'est pas.
Es-ce le corps qui commande l'esprit ou ce dernier qui l'inonde d'informations sensorielles qui le sature, brillant reflet de la magie qui s'opère.
A ce moment sont-ils des acteurs ou des victimes? Les profonds changements dont les amants sont l'objet les isolent du monde étranger à leur émoi. Ce qu'ils ressentent est à mi-chemin entre plaisir et douleur, cette indéfinissable impression d'être heureux de vivre ce qu'ils vivent et à la fois la crainte qu'il se termine, de la perdre.
La parole devient minoritaire car le dialogue se fait par l'échange des sens exacerbés fonctionnant comme des capteurs et ce qui se comprenait ou se devinait s'impose comme par une certitude saturée d'émotion où les esprits et les corps ne font plus qu'un.

mardi 26 mai 2009

Place du Tertre












Je repense aux moments de mon enfance où j’étais envahit par une joie intérieure immense à laquelle venait se visser la certitude d’avoir la vie entière devant moi, je ne sentais rien d’impossible et j’avais l’optimisme chevillé au corps. La vie était un long chemin ressemblant à une route claire et dégagée. Je respirais profondément et l’air qui rentrait dans mes poumons ne semblait pas avoir de mal à gonfler ma poitrine : je vivais !


Je ressentais une immense joie qui n’avais aucune cause, un peu comme quelqu’un qui est triste sans raison, j’étais heureux d’être en vie sans raison non plus, chaque moment qui passait était plein d’expériences nouvelles je ressentais une infinie envie de vivre, j’avais soif de nouveaux horizons, de nouvelles rencontres, je savais que quelque part quelqu’un m’attendait. Chaque matin était pour moi autant de promesse pleine d’espoir et comme le soleil qui s’insinuait dans les replis de mes rideaux de ma chambre, l’envie de vivre m’envahissait et m’inspirait de nouveaux scenarii pour la journée qui s’annonçait, j’avais tout à découvrir, tout à apprendre, je voulais me souvenir de chaque couleur, de chaque odeur, je priais pour que se grave dans ma mémoire l'mage des filles que je croisais ; je savais que j’aurais rendez-vous un jour avec l'une d'elles, j’ignorais l’endroit et l’heure, mais c’était certain et mes mains n’attendaient que le moment où elles se poseraient sur elle. Ce moment arriva à Paris, excusez du peu, place du Tertre un après-midi d’avril où j’embrassais pour la première fois une fille, elle s'appelait Corinne.

samedi 16 mai 2009

Depuis hier...



Depuis hier, je regarde les albums photos empilés dans le bas du meuble avec un autre regard, j’en été arrivé à penser que toutes ses photos avaient été prises pour rien, depuis longtemps personne ne les regardait et je pensais à l’argent engloutit pour ces souvenirs fixés sur papier.

Depuis hier, j’ai compris que ce n’était pas pour nous que ces photos avaient été faites , mais pour elles, pour nos filles.

En prenant tous ces clichés avions-nous la prétention d’arrêter ou du moins de ralentir la course inaltérable du temps ?

Depuis hier, en voyant cette jeune femme de vingt ans regarder ce qu’elle avait été vingt ans plutôt, j’ai compris la finalité de ces petits morceaux de papier, palier à ces quatre premières années où les souvenirs tardent à s’imprimer sur notre disque dur mémoriel.

A présent du tout numérique, les photos s’entassent virtuellement dans les mémoires digitales attendant qu’un jour aussi, par un clic de souris, un ancien enfant vienne compléter les souvenirs qui lui manque avant que lui-même ne commence, à son tour, à compiler les morceaux de vie qui aideront, plus tard, ses propres enfants à comprendre ce qu’ils ont été et d’où ils venaient.

Depuis hier le temps m’a gentiment poussé du coude afin de me rappeler qu’il fallait que je pense à faire un peu de place à celles qui, elles aussi, vont fabriquer leur passé.

jeudi 14 mai 2009

Elle est au Nord a 20 ans



Ma chérie, ma fille,
En Bretagne, on a coutume de dire que c'est par gros temps que l'on voit la valeur d'un marin et là, tu nous a prouvé que tu avais su faire face, rester sur le pont et dans le gros temps, rester debout.
Tu as gagné tes galons de Capitaine: Bienvenue à bord!
Je t'aime et je suis fier de toi.
Joyeux anniversaire!

dimanche 10 mai 2009

La révolution musicale numérique




L’évolution de la technologie est telle que l’industrie phonographique s’est fait surprendre par l’ampleur du phénomène, l’impression qui prédomine est celle d’une résistance qui sera au final vaine.

La dématérialisation du support musical numérique à surpris les plus prudents en s’amplifiant de manière exponentielle. S’appuyant sur le fait que la restitution du message musical numérique par le biais d’internet est d’une qualité bien inférieure à celle proposée par un CD, celle-ci étant directement liée à la qualité de l’encodage proposé, les différents acteurs du réseau ont sous-estimés l’impact de proposer un service disponible 24 / 24h concernant un catalogue de plusieurs millions de titres. Il y a trois raisons majeures à cela :

· La première, la plus évidente est que l’essentiel des personnes intéressées par ce produit sont des utilisateurs de baladeurs MP3 dont la restitution musicale fidèle reste très limitée par l’appareil lui-même

· La seconde est que la dématérialisation a supprimé définitivement le rapport physique, émotionnel voire sensuel que pouvez procurer le disque (CD et surtout vinyle)

· Enfin la troisième directement liée à la seconde est le choix colossal des titres proposés induit une nouvelle façon de consommer la musique et ce lié à la quasi impossibilité de « stocker » physiquement l’ensemble des titres écoutés

C’est bien la révolution numérique qui a touché l’industrie phonographique et va radicalement bouleverser tous les codes, créer de novelles habitudes, de nouvelles structures où seuls subsisteront ceux qui sauront s’adapter ou mieux, être les pionniers d'un monde encore à inventer.

C'est le silence qui est le vrai danger


Dans une démocratie, une réelle démocratie, il est essentiel que l’ensemble des acteurs de la vie politique puissent s’exprimer car en aucun cas le fait de bâillonner un courant de pensée, fusse-t-il antidémocratique ou xénophobe, aurait pour effet d’invalider les principes de ce dit courant.

En effet, comment peut-on se réclamer d’une démocratie « adulte et assumée » et utiliser les mêmes procédés que ceux que l’on veut combattre ? Comment établir une réelle légitimité si l’on bafoue les principes fondamentaux de la libre expression de ses adversaires ? Enfin, le principe de justifier le musellement d’un parti et de ses représentants n’est-il pas un aveu de faiblesse ?

Si danger il y a ce n’est pas dans la parole donnée à chacun, quel qu’il soit, mais assurément dans le manque d’intérêt que portent de plus en plus de nos concitoyens à l’expression du sulfrage universel. Le danger réside ici : non pas à ce que quelques uns parlent, mais que beaucoup « se taisent ».

En favorisant l’émergence des extrêmes, c’est l’abstention qui est la véritable ennemie de la démocratie.

vendredi 8 mai 2009

Information et internet



Il va falloir s’y habituer, l’information ayant déjà envahit notre quotidien, un changement majeur avec l’arrivée d’une nouvelle source va bouleverser notre approche de celle-ci : internet.

Si cette nouvelle peut être considérée comme une avancée remarquable, il convient toutefois de rester très prudent face à ce phénomène exponentiel et si chacun d’entre nous va pouvoir participer à son niveau, il est reste important de respecter les fondamentaux du journalisme : la vérification des informations. La qualité ainsi que la pertinence du sujet et de son contenu sont également tributaire de ceux qui les relayent. Effectivement, la qualité de l’information est directement liée aux motivations de ceux qui l’exploitent, de leurs motivations réelles ainsi qu’à l’importance portée aux sources.

Comme à chaque évolution d’un secteur, quel qu’il soit, il y a une première phase d’emballement où chacun ne veut voir que l’avancée sans en percevoir les dérives qui ne manquent pas d’apparaître au fur et à mesure.

Si l’on s’accorde à considérer cette évolution comme un moyen supplémentaire d’accéder à une information libre de tout contrôle, on peut également imaginer que certains vont l’utiliser pour véhiculer une désinformation favorable à leur cause.

La pertinence d’une information donnée revêt un intérêt très relatif en fonction de celui qui la reçoit, on peut prendre pour exemple le cas ressent de la grippe A H1N1 passant par ce moyen et en imaginer les conséquences. S’il n’est pas ici le sujet d’apprécier la façon dont cet événement à été traité, mais la panique que pourrait engendrer une telle information ou au contraire un manque de prise de conscience aurait des conséquences désastreuses.

L’autre effet pervers lié à la rapidité dont les événements sont mis à la disposition du public à rapport justement à l’accès à l’information des populations et à la possibilité pour elle d’y accéder, ce qui donne des situations étonnantes : lorsqu’un séisme se produit en Ouzbékistan, le quidam français écoutant France Info sur son MP3 à Paris reçoit cette information avant que les autres habitants vivant à cinq cent kilomètres de ce pays en soit eux-mêmes informés.

Pour terminer, il ne faut pas oublier ce lieu commun : trop d’information tue l’information et ce qu’elle soit rapide ou non.

Les rues de Barcelone


Ça fait déjà un moment que je voulais t’écrire, mais tu sais, je dois souffrir parfois de procrastination et le temps à passer sans que tu aies de mes nouvelles. J’imagine que tu as du tout imaginé pour expliquer ce silence.

Tu vois mon vieux Hugo, les rues de Barcelone ont la mémoire des rythmes et des sons auxquels viennent se mêler les rires de Maria-Luisa.

C’était délicat de pouvoir te parler d’elle sans évoquer des souvenirs que je savais encore très douloureux pour toi et je n’étais pas prêt à revoir la détresse s’installer dans ton regard lorsque j’allais évoquer ce que tu appelles la plus belle et cruelle rencontre de ta vie, juste avant ton départ. Je suis arrivé à me demander si tu n’avais pas, inconsciemment, mis en route le processus qui a abouti à son envol, un peu comme si tu avais toi-même miné le chemin que vous alliez prendre. Tu te comportais avec elle comme si tu appréhendais déjà ce qui allait se passer, une sorte de mémoire d’un futur que tu redoutais.

Cette façon si persuasive que tu avais de me dire que tu l’a connaissais, que tu l’avais rêvée ; le malaise dont tu parlais quelques jours avant votre rencontre, l’inexplicable attirance pour ce voyage à Barcelone toi qui ne supporte pas les villes trop grandes et ton acharnement pour que je t’accompagne, cette frénésie à chercher ce rendez-vous avec l’amour de ta vie. Je pensais au départ et tu plaisantais, une sorte de jeu auquel tu voulais me faire participer, comme si tu avais besoin d’un témoin, d’un narrateur de ta propre histoire.

Je te revois courir si vite, si follement pour aller à sa rencontre, à la rencontre d’une apparition d’un de tes rêves ; je te suivais avec le sentiment d’être le témoin d’un moment important, décisif pour toi.

Je me demande encore aujourd’hui si elle est entrée dans son rôle par jeu où si, comme tu me le dis, elle savait, elle aussi. Cette façon de trouver tout naturel lorsque c’est toi qui le décidait et la phrase qui résonne toujours dans ma mémoire où elle te disait « tu es le dernier homme de ma vie ». Je comprenais cette phrase et ton regard perdu dans le souvenir d’un présent déjà passé ne m’encourageait pas à être positif.

Votre disparition pour cause de coup de foudre réciproque ne pas laissé que de bons souvenirs, il m’était autorisé d’appréhender de voir partir des êtres aussi imprévisibles et le sentiment de m’attendre à quelque chose de dramatique ne me quittait pas. Je te savais à la fois grave et lucide, heureux et sans illusion sur un avenir que tu savais court.

J’aurais tellement voulu pouvoir te dire qu’elle était partie en Amérique du Sud ou en Inde qui la fascinait tant, mais les conclusions de l’enquête sont sans appel et le corps que l’on a retrouvé sur les rochers, en bas du sentier côtier qui mène à Cap Roig, est bien le sien.

Voilà pourquoi Hugo je ne me suis pas manifesté avant aujourd’hui et j’imagine quel va être ton désarroi à présent que tu as lu ma lettre, tu avais tellement l’espoir de la retrouver à Buenos Aires.

Alors que nous avions, il y a quelques temps, évoqué la possibilité de son trépas, tu avais eu cette réponse lapidaire que si c’était le cas, elle retournerait dans le pays si torturé de tes rêves, de là où elle n’aurait jamais du sortir.

mercredi 6 mai 2009

Sagesse, science fiction ou délire mystique?











Voici un texte dont je ne connais pas l'origine précise. On peut le considérer de différentes façons selon ses propres convictions, sa propre sensibilité ou plus simplement, son humeur.

A vous de donner votre opinion.


« De toute éternité ce qui se produit de vos jours, d’autres l’ont déjà vécus. Personne ne peut dire en effet que ce qu’il vit est nouveau car ce qui se passe dans vos temps est déjà survenu car vous en avez la trace, la mémoire. Mais tel le sot qui persiste à refaire ce qu’il l’a desservi, vous persistez dans les mêmes erreurs. Comment donc imaginer que les mêmes causes n’aient pas les mêmes effets ?

Vous savez que votre salut passe par la charité et l’humilité, que le malheur de vos frères sera demain le vôtre. Regardez aussi loin que vous le pouvez et vous verrez qu’à chaque fois que l’homme a privilégié le pouvoir et l’argent il a couru à sa perte. Des civilisations très avancées se sont effondrées victimes de l’égoïsme et de l’orgueil. De vos jours, vous avez mis la science au service du profit de quelques uns au détriment du plus grand nombre d’entre vous. Alors qu’il vous était donné de pouvoir vivre simplement pour que d’autres puissent tout simplement vivre, vous avez ruiné les ressources de toute votre planète, en un peu plus d’un siècle de votre temps, vous avez pillé tout ce que la nature m’était à votre disposition depuis des temps immémoriaux. Votre monde avait de quoi donné à chacun ce qui lui fallait, au lieu de cela vous avez organisé votre propre perte. Pour satisfaire votre seule vanité, votre appétit de pouvoir et de profit, vous avez organisé la mort des uns par excès, des autres par manque. Les conséquences des vos actes seront à la mesure le l’ignominie qui les a engendré. Alors que les voix des sages montent pour dénoncer tous ces excès et leurs ignobles conséquences, seuls les fous sont écoutés. Encore une fois tout est écrit, il suffit de lire pour savoir ce qui va advenir.

Sachez que vous pouvez, à votre mesure, aller à contre courant de cette folie en vivant dans la charité, l’humilité, la résignation et le respect de l’autre. Soyez donc à l’écoute de ce qu’il vous sera dit de différentes façons et par différents moyens. Soyez vigilants et ouverts afin d’écouter et d’entendre et ne perdez jamais l’espoir. Il faut que vous compreniez que les grands océans sont toujours composés d’une multitude de gouttes d’eau sans lesquelles ils n’existeraient pas. Aucune action n’est inutile ou moins importante qu’une autre.

Le jour où tout vous sera révélé se rapproche, à chacun le sien. Ne craignez pas ce passage, vous pouvez craindre le chemin qui y mène, mais sachez que vous retrouverez votre condition originelle après celui-ci.