dimanche 7 juin 2009

Dany l'Européen




Ceux qui voudraient limiter DCB à la seule icône de mai 68 se trompent lourdement. Voilà un homme qui a su faire l'inventaire sincère et sérieux d'une petite partie de sa vie qui a eu une grand retentissement social, sinon politique. Alors qu'il semble y avoir une réelle prise de conscience générale de l'importance "vitale" de prendre au sérieux tout ce qui se dit depuis fort longtemps à présent, DCB n'est pas un opportuniste qui surferait sur la vague écolo nouvelle génération. Ce fut et c'est toujours un homme de conviction, un directif, un affectif rompu à l'art de la négociation en coulisse, sachant se faire critique et redoutable lorsque la cause le touche réellement. Profitant de son capital sympathie incontestable, il a su rassembler des courants souvent éloignés, quoique proches idéologiquement. Les stratèges de l'Elysée ne s'y sont d'ailleurs pas trompés en ne l'attaquant pas de front, sachant que tout ce qui pouvait affaiblir le MoDem de M. Bayrou était à ménager. Il serait toujours temps d'utiliser n'importe quel moyen, tordu ou non, pour remettre à sa place celui qui invectiva le président Sarkozy au Parlement européen. Voilà éventuellement ce qu'on pourrait lui reprocher, en attaquant frontalement le représentant du MoDem, il allait à coup sûr altérer l'image de celui-ci. Au Faubourg Saint-Honoré on en espérait pas temps ! Mais attention, DCB n'est pas homme à se laisser manipuler encore moins à céder aux sirènes élyséennes et ceux qui s'y risqueraient ne feraient pas un bon calcul. Resterait une campagne touchant à son image mais là aussi le succès est loin d'être garanti, d'autant plus qu'il n'est pas homme à laisser les attaques sans réponses. Peut être alors peut-on croire ce soir qu'il existe un commencement d'organisation d'opposition au pouvoir du président qui, faute de trouver adversaire à sa mesure, semble s'étioler petit à petit.
A suivre...

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