dimanche 14 juin 2009

Handicap


Depuis des décennies que nous nous acharnions à détruire tous les fourrés, les talus, nous venons de nous apercevoir que ceux-ci étaient important pour l’équilibre de l’environnement, en fait nous venons tout simplement de comprendre que tout est lié, rien ne peu se faire sans qu’il ai un retentissement sur l’ensemble de ce qui nous entoure.

Les babas cool des années soixante dix sont partis dans le Larzac pour y faire pousser des chèvres comme on avait plaisir à la dire, les prenant au mieux pour de doux rêveurs, au pire, pour des empêcheurs de consommer en rond.

Il y a eu, vers la même époque, la première émission sur ce que l’on n’appelait pas encore l’écologie et qui nous apprenait un mot que beaucoup ne connaissait pas : la pollution. A cette époque, cela consistait à prendre conscience que vidanger sa voiture en pleine forêt ce n’est pas bien et lorsque l’on se promenait dans la rue, il n’était pas bien de jeter ses papiers par terre. Durant ce temps là, on faisait exploser des bombes H en plein désert sans se préoccuper des conséquences, on déversait des tonnes de produits toxiques dans les rivières et les océans sans se poser plus de question ; tout allait bien puisque c’était pour le progrès, tout le monde avait un bon travail et pour longtemps, l’idée même que l’on allait léguer la plus grande catastrophe planétaire à nos enfants ne nous effleurait même pas.

Et puis quelques pétroliers éventrés, une centrale nucléaire et son environnement anéantit plus tard, on a découvert l’écologie. On ne pouvait pas faire n’importe quoi n’importe comment n’importe où. On a commencé à penser qu’il serait bon de ne pas continuer à faire tout cela car, pour le coup, il s’agissait bien de l’ensemble de l’humanité qui était concernée. Tant qu’il s’agissait de voir mourir les trois quart des hommes de faim, de maladie, de guerre, cela ne gênait personne, mais là on s’est aperçu que la branche que l’on sciait était la même pour tout le monde. Nous ne sommes pas devenus charitables d’un seul coup non, là encore la réaction est parfaitement égoïste.

Force est de constater que les talus, les fourrés, les arbres plantés stupidement plantés au plein milieu d’un champ n’étaient pas inutiles, on les trouvait pas beaux, mais ils participaient à l’équilibre de notre organisation planétaire, le plus petit était utile au plus grand.

Et bien c’est la même chose pour ceux d’entres nous qui sont handicapés, lorsqu’ils sont là et que l’on ne peut pas faire autrement, on s’en occupe le mieux possible, on essaie de tout faire pour qu’ils puissent mieux vivre, minorer les conséquences de leur handicap, on se donne bonne conscience en utilisant la bonne volonté des meilleurs d’entre nous, mais au fond lorsqu’il s’agit de porter un regard sur eux, cela nous gêne, on hésite entre la pitié et la lâcheté, quel beau dilemme.

Alors germe dans l’esprit bien né de grand humaniste la possibilité de pouvoir éradiquer le problème à la source, comme on a fait pour le maïs, on va bricoler les gênes afin qu’il naisse de moins en moins de personne handicapée, n’es ce pas charitable de penser ainsi à son prochain avec tant de vertu ? Est-on sur au moins des véritables motivations qui anime ceux qui envisage cela ?

Ne serais-ce pas les mêmes qui éliminaient les talus et les fossés ? La vue des personnes handicapées nous dérange-t-elle à ce point ? Il faut croire que oui. Et pourtant, après avoir écouté des handicapés visuels parler de leurs vies, de leurs joies, de la blessure que provoque l’attitude des autres, de nous, nous qui avons tout, nous qui ne savons que leur donner au mieux notre pitié, au pire notre argent comme pour nous dédouaner, payer un impôt sur le bonheur d’être en bonne santé, après les avoir écoutés parler avec des mots simples de leurs souffrances, du long chemin que représente le fait d’accepter son handicap, je me suis demandé qui étaient réellement les personnes handicapées ? Ceux qui avancent dans la nuit perpétuelles, dans un fauteuil, avec des cannes pour rester debout ou nous, nous tous, les handicapés de l’humilité, de la charité. Bien sur qu’ils sont clairvoyant, debout et bien droit et ils sont là pour nous montrer tout notre égoïsme, notre orgueil ; lorsque nous les ignorons, ces nous que nous ignorons, c’est nous que nous laissons seuls, vides de toutes valeurs humaines.

Soyons assez intelligents pour nous souvenir de ce proverbe arabe qui disait :

« lorsque l’on garde quelque chose à soi, on le perd pour toujours et lorsque l’on donne quelque chose, on le conserve toute la vie »

lundi 8 juin 2009

La télé, c'est quoi?



Le film « Home » à participer à la ruée des électeurs sur les voix de Daniel Cohn-Bendit, le scoop !..., zut, j’avais oublié que la télévision pouvait être un formidable outil pédagogique avant que les différents marchands décident d’en faire cet écran trop plein de ce vide désespérant. Je ne sais plus quel pionnier de l’audiovisuel, arrivant à la fin de sa vie, avait confié à un jeune journaliste venu l’interweaver :

« vous voyez jeune homme, j’ai toujours regretté que l’on ai pas eu le courage de faire de la télévision ce qu’elle aurait toujours du être : une fantastique machine à apprendre ».

Eh oui, ça peut être cela aussi la télé, une machine à appendre qui n’aliène pas ceux qui la regarde. On redécouvre, petit à petit, que l’on peut faire autrement que ce que l’on nous dit de faire. Le pouvoir à voulu supprimer la publicité sur les chaines publiques et ce fut tout de suite une levée de bouclier ; on allait asphyxier le service public en lui retirant la manne publicitaire, et peut être cela arrivera malheureusement.

En attendant, les gens ont découvert que la télévision pouvait être supportable lorsqu’elle n’était pas parasitée par la publicité. Mince !, ce n’est pas ce que l’on voulait faire ! Il faut vite faire quelque chose pour ne pas qu’ils s’habituent à être trop libre.

Sauf que…, alors qu’on laisse l’esprit un peu tranquille, on réfléchit, on se dit que s’il on reprend tout à zéro, si on repense tout, on s’aperçoit que tout plein de choses peuvent, elles aussi, être bien mieux.

Bon, qui a eu la splendide idée de supprimer la pub ?

On le vire celui-là !

Effectivement il y a danger que l’on s’habitue à être un peu plus autonome, à redevenir critique, déjà qu’avec la crise on avait appris que certains produits achetés chez les discounters étaient aussi bons que ceux que l’on achetait dans les grandes enseignes bien connues et rassurantes, alors si on commence à penser que l’on pourrait imaginer la vie sans la voiture tout le temps, les courses plus conviviales en mutualisant les besoins de tous pour l’intérêt de chacun, les bergers de la publicité vont devoir se recycler car les moutons vont se garder seuls.

Dommage messieurs, mais on n’est pas obligés de faire tout ce qu’on nous dit à la télé.

Qu’es ce qu’ils vont faire sans nous ? Pas de soucis, ils ont été assez longtemps à l’école pour trouver le moyen de recréer un besoin que nous ignorons encore à moins que l’on y pense avant eux, un peu comme des autodidactes.


dimanche 7 juin 2009

Dany l'Européen




Ceux qui voudraient limiter DCB à la seule icône de mai 68 se trompent lourdement. Voilà un homme qui a su faire l'inventaire sincère et sérieux d'une petite partie de sa vie qui a eu une grand retentissement social, sinon politique. Alors qu'il semble y avoir une réelle prise de conscience générale de l'importance "vitale" de prendre au sérieux tout ce qui se dit depuis fort longtemps à présent, DCB n'est pas un opportuniste qui surferait sur la vague écolo nouvelle génération. Ce fut et c'est toujours un homme de conviction, un directif, un affectif rompu à l'art de la négociation en coulisse, sachant se faire critique et redoutable lorsque la cause le touche réellement. Profitant de son capital sympathie incontestable, il a su rassembler des courants souvent éloignés, quoique proches idéologiquement. Les stratèges de l'Elysée ne s'y sont d'ailleurs pas trompés en ne l'attaquant pas de front, sachant que tout ce qui pouvait affaiblir le MoDem de M. Bayrou était à ménager. Il serait toujours temps d'utiliser n'importe quel moyen, tordu ou non, pour remettre à sa place celui qui invectiva le président Sarkozy au Parlement européen. Voilà éventuellement ce qu'on pourrait lui reprocher, en attaquant frontalement le représentant du MoDem, il allait à coup sûr altérer l'image de celui-ci. Au Faubourg Saint-Honoré on en espérait pas temps ! Mais attention, DCB n'est pas homme à se laisser manipuler encore moins à céder aux sirènes élyséennes et ceux qui s'y risqueraient ne feraient pas un bon calcul. Resterait une campagne touchant à son image mais là aussi le succès est loin d'être garanti, d'autant plus qu'il n'est pas homme à laisser les attaques sans réponses. Peut être alors peut-on croire ce soir qu'il existe un commencement d'organisation d'opposition au pouvoir du président qui, faute de trouver adversaire à sa mesure, semble s'étioler petit à petit.
A suivre...

vendredi 5 juin 2009

Les souvenirs de la vie


La vie est passée trop vite.
Je suis effrayé par le temps qui passe.
Lorsque je repense à un passé qui me semble proche, j'ai la désagréable impression d'avoir été spolié d'une partie de ma vie, comme si on avait accéléré à mon insu la course du temps. Les souvenirs qui se rattachent à l'enfance de mes filles sont intacts car j'ai encore bien présent à l'esprit le ressenti des différentes situations que nous avons vécu.
Es-ce le fait d'être toujours dans les mêmes endroits qui fait que les souvenirs sont constamment réactivés?
Entendre les filles confirmer mes souvenirs colorés par leurs visions ne fait qu'accroître cette impression de proximité. J'ai un âge que je n'aurais jamais pensé pouvoir attendre et les calculs des années passées me donnent le vertige, ce sentiment de paradoxe entre la fraîcheur de mes souvenirs et le temps qui les séparent du présent ne font qu'amplifier ce sentiment.
Je reste pourtant incorrigiblement optimiste et je ne cesse de me répéter cette phrase que j'affectionne:
LE PLUS BEAU JOUR DE MA VIE, C'EST DEMAIN