
Nous avons bien tord de penser que la façon dont est organisée notre société n'est nocive que pour ceux qu'elle écrase. Effectivement, s'il doit y avoir des perdants, nous sommes tous concernés. La courte vue qui consiste à prendre en compte notre relatif bonheur immédiat est un leurre car si un des effets les plus visibles de "l'horreur économique" est de rendre évidente une intolérable et cruelle injustice basée sur un égoïsme étatisé, les conséquences encore plus dures et irréversible sont à venir. Pour satisfaire l'orgueil et la soif de pouvoir des uns, la vanité et la cruauté des autres, on a tout détruit. Je parle au présent tout à fait lucidement car quoiqu'il soit entrepris aujourd'hui nous devrons, ainsi que nos enfants, payer le prix de notre folie, de notre égoïsme, enfin de notre bêtise; car c'est notre propre perte que nous avons programmée et lorsque les éléments se déchaineront, il n'y aura pas de différence qui sera faite pour la destruction massive de notre monde. Loin de toute religion, de tout parti ou de toute doctrine philosophique, le fait est là : en méprisant les plus démunis de nos semblables, c'est nous mêmes que nous avons méprisés.
