vendredi 26 février 2010

Cette voix qui crie vers vous, c'est celle de Mireille HAVET




Lire le journal de Mireille HAVET, c'est écouter sa voix qui s'est éteinte il y a 78 ans aujoud'hui. Voilà une enfant du siècle diablement moderne dans son itinéraire qui n'a rien à envier à Janis JOPLIN, Jim MORISSON ou Jimi HENDRIX. Après quelques poèmes et un roman, tous ceux qui croyaient en elle on attendu en vain le roman qu'elle ne finira jamais et qu'elle voulait appeler prémonitoirement "La jeunesse perdue".


Alors que l'oubli devait être total, voici qu'à la faveur d'un dégât des eaux on retrouve "l'Oeuvre", elle qui rêvait que son nom contienne la particule lointaine de la famille de sa mère (Mireille HAVET de SOYECOURT), voilà qu'avec son journal tenu de 1913 à 1929, elle gagne réellement son titre de noblesse littéraire, elle retrouve toute sa voix, toute sa vie et tant d'années après sa disparition elle semble plus vivante que jamais.


Lire son journal, c'est retrouver une proximité stupéfiante avec son auteure. Effectivement, jusqu'aux dernières pages, elle reste d'une lucidité sidérente, ne s'accordant aucune circonstance atténuante, parlant avec la même passion de ce qui la détruit, qu'elle aime, qu'elle hait et lui ai pourtant indispensable.


On ne sort pas indemne de ce voyage dans le temps, de ce cri de détresse qui
résonne encore aujourd'hui comme une plainte à la fois contemporaine et déchirante.